L’ATE salue la décision du Tribunal fédéral. Celui-ci a en effet partiellement admis le recours interjeté au printemps 2016 contre la révision de la loi cantonale qui prévoyait, entre autres, la suppression du droit d’emption communal.

L’ATE, Pro Natura et le WWF ont déposé une opposition contre la liaison Birch-
Luggiwil, mise à l’enquête par la Confédération. Les trois associations
considèrent que ce projet viole les principes de coordination et de précaution,
pourtant essentiels en droit de l’environnement. En effet, la liaison Birch-Luggiwil
est la première étape du projet de contournement de Guin rendant nécessaire une étude sur l’impact de la totalité du projet sur l’environnement et le trafic motorisé dans le secteur. En plus de cela, le tracé mis à l'enquête porte des atteintes non négligeables à la protection de la faune sauvage et du paysage.

L’ATE soutient la politique foncière active, favorable au développement de l’emploi dans notre canton. Mais, celle-ci doit favoriser les entreprises à fortes prenant des mesures positives pour l’environnement et une mobilité d’avenir. L’implantation d’une halle de stockage pour IKEA ne remplirait de toute évidence pas ces conditions.

 La décision d’abandonner la construction d’une halle de stockage pour IKEA à Avenches semble conduire à l’éventualité d’un déplacement du projet à Saint-Aubin, où le canton de Fribourg à récemment acquis les terrains de l’entreprise Elanco. L’ATE regretterait que cette option se concrétise et n’hésitera pas à agir, si nécessaire.

L'ATE s'oppose à l'extension de la zone gravière, à la création d'une décharge et à la construction d'une nouvelle route d'accès.

La Commune de Guin a mis à l'enquête un projet d'extension de la zone gravière et de création d'une décharge au Lengi Weid qui comprend la construction d'une nouvelle route d'accès. L'ATE, section Fribourg a déposé une opposition qui se base principalement sur les risques et les nuisances liés à l'augmentation du trafic des poids lourds.
L'ATE section Fribourg regrette en particuliers le manque, dans le dossier mis à l'enquête, d'analyses sérieuses et approfondies des nuisances et des risques liés à l'augmentation du trafic des poids lourds induit par ce projet dans le village de Guin (entre 40 et 200 camions par jour).

Les efforts de promotion économique du Conseil d'État sont ils vraiment efficients ? 

Fribourg, 5 janvier 2016 

Le Conseil d'État souhaite acheter pour 20 millions de francs d'actifs immobiliers à St-Aubin et à Marly. L'ATE, section Fribourg se demande si les investissements pour la promotion économique du Conseil d'État, en particuliers à Marly, ne seraient pas plus efficients proches des axes routiers existants ?

Etant donné des valeurs pour l'Av. du Général-Guisan qui dépassent de 12% le maximum autorisé et ne respectent donc pas les conditions fixées par le PDpT, établi par les communes de Fribourg et de Granges-Paccot et approuvé par l'État de Fribourg. L'ATE, section Fribourg, demande par courrier du 30 décembre 2016 au département en charge, d'effectuer des comptages complémentaires à tous les endroits concernés d'ici 6 mois, à savoir au plus tard en juin 2017.

Si ces nouvelles mesures ne s'avéraient pas satisfaisantes, à savoir ne permettaient pas de faire respecter le PDpT, l'ATE demandera la mise en place de mesures complémentaires (zone 30, priorité aux cycles au niveau de l'intersection avec le ch. du Nord, etc.).

Suite à l’abandon de la semaine de la mobilité, annoncé lors de notre assemblée générale 2016, l’ATE a souhaité faire perdurer cette tradition sous une forme plus légère, dans un premier temps. Une journée de la mobilité a donc été organisée cette année. Une centaine d'étudiants étaient attendus pour cette première édition, organisée en collaboration avec les TPF, Fribourg tourisme et la Ville de Fribourg. 

Le canton a fait part de son intention d’acheter le site Tetra Pak à Romont. L’achat doit encore être validé par le Grand Conseil. L’ATE salue cette décision et espère qu’elle permettra au canton d’assurer la venue d’entreprises favorisant une utilisation intelligente du sol ainsi qu’une mobilité respectueuse de l’environnement.

Exemplarité énergétique ? Le trafic aérien cultive les contradictions

Klug Lead

L’aéroport de Genève a encore du pain sur la planche s’il veut devenir un modèle de faible consommation énergétique. Il accueille aujourd’hui la manifestation annuelle 2017 du Groupe Exemplarité énergétique de la Confédération. Pour CESAR, la coalition environnement et santé pour un transport aérien responsable, la maîtrise du développement du trafic de l’aéroport de Genève est le seul moyen d’améliorer réellement son efficacité énergétique.

L’aéroport de Genève accueille ce matin la manifestation annuelle 2017 du Groupe Exemplarité énergétique de la Confédération. Ce groupe, rejoint par l’aéroport de Genève en début d’année, a pour objectif d’améliorer l’efficacité énergétique de ces membres. Si la CESAR se réjouit que la Confédération ait à cœur de soutenir l’exemplarité énergétique, elle regrette la contradiction évidente entre cette démarche et l’impact du trafic aérien, notamment celui généré par l’aéroport de Genève, en termes de consommation d’énergie et de réchauffement climatique. C’est une nouvelle opération de communication, qui s’inscrit dans le greenwashing qu’utilisent à l’envi les aéroports pour redorer leur blason. Ceci d’autant plus que le développement de l’aéroport de Genève et de ses nuisances anime le débat public à Genève, alors que la validité de l’initiative « pour un pilotage démocratique de l’aéroport » vient d’être confirmée.

Rien qu’entre 2002 et 2012, la consommation de kérosène de l’aéroport de Genève a augmenté de 75% et ses émissions de gaz à effet de serre de 63%, tandis que le nombre de passagers a doublé en dix ans. Tous les efforts effectués par la population et les collectivités ces 10 dernières années dans d’autres secteurs, tels que les transports publics ou l’isolation des bâtiments, ont été annulés par la croissance du trafic aérien. Aujourd’hui, le trafic aérien pèse aussi lourd que le chauffage des bâtiments dans le bilan carbone des Genevois. Les déplacements en avion représentent 23% des émissions totales de gaz à effet de serre à Genève et les prévisions sont à la hausse. D’après les estimations de l’Office fédéral de l'aviation civile (OFAC), on comptera à Genève 235'000 mouvements annuels en 2030, soit un avion qui décolle ou atterrit toutes les 90 secondes. L’aéroport sera alors responsable de 40% des émissions d’oxyde d’azote du canton de Genève, contre 20% aujourd’hui.

Selon Lisa Mazzone, conseillère nationale verte et coprésidente de la CESAR, « l’aéroport de Genève ne parviendra pas à améliorer son efficacité énergétique, si elle continue à miser sur une croissance non maîtrisée du trafic aérien ». Ni les progrès techniques, ni une meilleure gestion du trafic ne suffiront à compenser la hausse de la consommation énergétique résultant de la croissance du trafic aérien. La CESAR exige que les autorités publiques reprennent en main le développement des aéroports helvétiques, en faisant preuve de cohérence vis-à-vis de leurs engagements pour le climat et en prenant compte autant la population que l’environnement.

Plus d'informations

Lisa Mazzone, co-présidente, CESAR Coalition environnement et santé pour un transport aérien responsable, 077 404 16 08
Priska Seiler Graf, co-présidente, CESAR Coalition environnement et santé pour un transport aérien responsable, 076 571 06 48